Les idéologues, les organisateurs et les bénéficiaires de la traite négrière en Afrique

Publié le par koumba.manonga.over-blog.com

                                                                      INTRODUCTION 

 

 Cet article inaugure une série de thématiques sur la traite négrière et le commerce triangulaire du XVe s. au XIXe siècle dans les colonies d'Afrique, des Antilles et des Amériques. Il n'a pas pour objectif, de trouver  qui sont les bourreaux et qui sont les victimes,  du fait qu' il y a des choses qui nous arrive,  que l'être humain ne peut expliquer avec sa petite intelligence, car il n'y a que Dieu seul, le juste juge, qui détient la Vérité. Une page de l'Histoire est déjà tournée, regardons désormais vers l'avenir, sachant que Dieu est au contrôle de toutes choses. La preuve, personne  n'aurait cru que Nelson Mandela serait élu Président d'Afrique du Sud ou Barack Obama, celui des Etats-Unis, il ya un siècle de cela. L'Afrique porte elle-même sa part de responsabilité dans lecommerce de ses propres fils et filles, les 20 millions d'âmes quiont été arrachés de force de leur terre. Ell ne peut  donc jeter la pierre sur l'Europe, sans penser à ses propres failles, notamment la pratique de l'esclavage qui a toujours existé, qui continue d'exister, même en ce XXIe siècle, dans certaines régions et certains pays du continent Africain.

 

 

Il ne faut pas confondre esclavage et la traite négrière. Chacun de ces deux concepts, renferme une réalité spécifique, dans l'espace et dans le temps. Toutes les civisations antiques,  et  toutes les sociétés rurales ont pratiqué l'esclavage. Des Grecs aux  Hébreux, en passant par les Egyptiens , les Romains, les Arabes et les Souverains Africains. Les esclaves constituaient une main d'oeuvre à bas coût,et  un certain prestige pour leurs maîtres qui avaient le droit de vie et de mort sur eux. Celui-ci était fondé sur des critères sociaux et non raciaux, de telle sorte que les maîtres d'esclaves qui,souvent étaient des riches propriétaires terriens,ou des chefs influents des tribus, pouvaient soit  les affranchir, soit les revendre ,soit même les condamner à mort, selon les cas.

  Dans le registre de la traite négrière, il n'y a eu aucun problème de conscience, aux dires de Jacques Savary, l'auteur du" Parfait Négociant", l'un des traités de commerce les plus lus au XVIIIe siècle, qui  disait tout haut ce que certains disaient tout bas, je cite:" Ce commerce paraît inhumain à ceux qui ne savent pas que ces pauvres gens sont idôlatres et mahométans,et que les marchands chrétiens,les tirent d'un cruel esclavage et leur font trouver dans les îles,où ils sont portés, non seulement une servitude plus douce, mais même la connaissance du vrai Dieu et la voie du salut par les bonnes instructions que leur donnent des prêtres et des religieux."

 

 I. Génèse de la traite négrière.  Aborder un sujet aussi sensible que la traite négrière, obéit à une certaine éthique et  nécessite un certain nombre de précautions. A savoir, qu'il n'est pas question de stigmatiser un continent, une race, une réligion ou ou une civilisation, mais de comprendre à la lumière de l'Histoire, la morale et du devoir de mémoire, comment éviter des telles tragédies humaines. Il faut toutefois, reconnaître que la nature humaine est fondée sur un ego et un esprit manichéen qui divisent le monde entre les bons et  les méchants, alors que l'on trouve des bonnes et des mauvaises personnes dans toutes les sociétés humaines. Pas plus qu'il n'existe une hiérarchie civilisationnelle ou culturelle, avec une culture  avec un grand "C" au sommet de la pyramide et une culture au bas de l'échelle, mais des cultures parallèles, qui se valent, chacune ayant ses avantages et ses défauts. 

  Ce décor planté,essayons maintenant de comprendre  les fondements  idéologiques,politiques,  moraux ,économiques et géostratégiques, ainsi que les enjeux d'ordre moral,économique et socio-culturel qui ont modelé la face du monde et motivé la ruée des européens vers le commerce d'esclaves en direction de l'Afrique, emboîtant ainsi le pas à l'esclavage transsaharien mené par les Arabo-musulmans,à une moindre échelle, bien entendu. Et si nous commençions par définir ceratins concepts-clé:

 

- Esclave:( du latin, slavus) signifie une personne de condition non libre, considérée  comme un instrument économique, pouvant être vendu ou acheté et qui est sous l'entière dépendance de quelqu'un d'autre( d'un maître).

 

- Comptoir : agence ou établissement commercial d'une entreprise privée ou publique à l'étranger,puis ,plus particulièrement à partir du XVIIes., dans les colonies européennes.

 

- Traite négrière: trafic  des esclaves sur les îles et surtout sur les côtes d'Afrique,pratiqué par les européens du XVe au XIXe s.Suivant  les puissances métropolitaines concernées et malgré les différentes conventions l'interdisant, la traite des Noirs n'a disparu officiellement  qu'à la fin du XIX e siècle,car officieusement, elle se poursuit sous d'autres formes.

 

- Colonie: De l'Antiquité au XXIe siècle, le mot a  toujours désigné deux types d'établissements: la colonie de peuplement et la colonie d'exploitation.

. La colonie de peuplement implique une appropriation et une occupationdes terres, une arrivée en masse d'immigrants et de capitaux, donnant naissance à une société capable de se diriger elle-même.Exemple des Hollandais en Afrique du Sud.

. La colonie d'exploitation n'implique pas de peuplement,donc pas d'existence propre. Elle est politiquement et économiquement subordonnée à la métropole. Exemple des Français et des Britanniques en Afrique centrale.

 

 -L'Armée, la marine et  les troupes coloniales: L'armée, la marine et les troupes coloniales ont constitué un maillon très important de la colonisation et de la traite négrière.  Elles se sont toujours partagées les missions de conquête, de pénétration, de pacification et d'occupations définitive, non sans rivalités. Dans les métropoles européennes, quatre ministères se disputaient la gestion des colonies: l'Intérieur,les Affaires Etrangères, les Colonies et  la Guerre,selon les circonstances et les  enjeux.

 

L'Eglise Catholique, apostolique et romaine: Elle a été, la théoricienne,l'organisatrice et la bénéficiaire directe et temporelle de la traite négrière, ne s'oubliant pas au festin des prédateurs. Pour mémoire, le 1er acte  négrier qui fut posé par le rapt de 10 captis africains, perpétré parune expédition militaire portugaise menée par Nuno Tristan et Autam Gonçalves vers 1444 sur les côtes africaines, a offert les"meilleurs esclaves"  au Pape Eugène IV,de son vrai nom, Gabriello Condulmaro( 1431-1447), 207e Pape de l'histoire de l'Eglise.

 

II. Fondements idéologiques de la traite négrière. La traite négrière n'aurait pas eu des beaux jours, sans l'appui des  souverains pontifes(Papes, Eugène IV, 207e;  Nicolas V, 208e; Sixte IV, 212e;  Innocent VIII, 213e et surtout AlexandreVI , 214e pape ), des souverains temporels européens notamment ibériques(Isabelle I et Ferdinand II d'Espagne ainsi que Alphonse V du Portugal). A cette liste, il faut ajouter les milieux  financiers , les philosophes et les colonisateurs. .L'Eglise catholique,par Bulles papales interposées , a justifié et légitimé la traite négrière, en s'appuyant sur le récit biblique de Cham,le fils maudit de Noé,que l'on a toujours identifié, à l'ancêtre des Africains, condamné à être esclave de l'esclave de ses frères. Bien entendu, en ignorant la portée spirituelle  et théologique de ce récit, l'Eglise catholique, n'était mû que par la conquête des nouveaux territoires et des nouvelles terres de croisades et d'évangélisation,  envers et contre tout.

Du coup, nous pouvons affirmer, sans se tromper, qu'elle porte une responsabilté historique en jouant sur trois leviers importants:

- En co-produisant une idéologie de légitimation et de justification de la traite négrière, de l'esclavage des Noirs d'Afrique et  de leurs descendants ainsi que du commerce triangulaire;

- En s'impliquant directement dans le partage des prédations négrières;

-En  étant bénéficiaire, enfin, économique et confessionnelle.

 Cette désignation arbitraire de Cham sur la base de la couleur de la peau, permettait de réduire l'esclavage des européens eux-mêmes, lequel portait sur un critère social plutôt que racial, qui existait depuis l'Antiquité et le Moyen-Age occidentaux. La conquête, la colonisation et l'esclavage étaient donc désormais réservés aux infidèles, aux païens, aux hérétiques, aux incroyants lointains(africains et amérindiens) qui étaient  condamnés à être esclaves par nature. Encore une fois, l'Eglise catholique fut également, l'institution qui consacra, par l'intermédiaire de son représentant le Pape Alexandre VI(1492-1503), de son vrai nom Rodrigo Borja, le partage du monde entre les deux puissances ibériques, qui étaient le Portugal et l'Espagne le 7 juin 1494, par le Traité de Tordesillas. Par ce traité, il consarait également  les Souverains ibériques, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon " Souverains Catholiques", une distinction qui les plaçait au-dessus des autres souverains de l'époque.

 Dans cette perpective,au Portugal, devait revenir ,l'Afrique, l'Asie et le Brésil tandis que l'Espagne se voyait octroyer le reste des Amériques, les Antilles comprises. On comprend pourquoi ce sont les Portugais qui ont ouvert le bal des vampires sur les côtes africaines en traquant les Noirs , pendant que Christophe Colomb et Alliés, vampirisaient les îles des Caraïbes et les côtes américaines et les Amérindiens.

L'on retiendra également, que c'est le Pape Nicolas V( 1447-1455), de son vrai nom, Tommaso Parentucceli,le 8 janvier 1454,qui envoyat au Souverain du Portugal, Alphonse V , une Bulle papale, l'autorisant à soumettre en esclavage les nègres du Golfe de Guinée et les païens, rendant ainsi licite la traite négrière. Les exemples de  l'intervention directe ou indirecte de ces souverains Pontifes sont légion que nous n'avons pris que les plus frappants. Tous les écrits sur la traite négrière , font ressortir le fait que les captifs africains, étaient stockés  enchaînés , dans un local de transit, et  baptisés dans la chapelle située dans la propriéte des trafiquants d'esclaves, avant leur embarquement pour leur voyage san-retour.

 

III.  Principaux acteurs du trafic d'esclaves africains.

Nous ne pouvons pas parler des acteurs de la traite négrière, sans aussi voir le niveau de responsabilité de chaque acteur cité. Nous pouvons affirmer que les premiers acteurs sont les milieux d'affaires(armateurs et négociants) initiateurs du système mercantiliste et esclavagiste  à partir des marchés méditérannéens,véritables réseaux  financiers d'influence avec le reste du monde.

 Ensuite viennent les souverains spirituels( les Papes et leurs missionnaires ) et temporels( les rois et les empereurs) et leurs relais coloniaux.

Puis, les intellectuels européens dans l'ensemble en commençant par les philosophes, les ethnologues, les écrivains et les anthropologues.

Enfin, les souverains côtiers africains, les interfaces entre les traitants européens et les tribus de l'intérieur du pays, victimes potentielles de la traite négrière. Ce sont eux qui vont servir de courtiers et de complices pendant  les quatre siècles  de la traite négrière et qui sont civilement comptables des atrocités et des abus commis par les négriers.

Tous ces maîllons de la chaîne esclavagiste portent , chacun une responsabilité sur le plan de la nature, même si c'est à des degrés divers. Nous pouvons illustrer la tragédie de la traite négrière  sur l'Afrique comme un ouragan qui balaie tout sur son passage. Pourtant il arrive que certaines maisons tiennent bon, alors que d'autres, sont balayées au passage. Les raisons de la résistance de celles qui ont tenu ferme sont liées à la résistance du matériau utilisé.Les négriers ont trouvé des failles dans l'édifice traditionnel et social africain du fait d'une économie pastorale, basé sur l'esclavage dit domestique. la vente de leurs frères africains n'était donc pas un sujet tabou, mais bien au contraire un fond de commerce qui rapportait gros sur le plan , moral,sécuritaire, politique et culturel.

 

 

IV.  Conséquences en Afrique,  aux Antilles et aux Amériques et en Europe. 

Les conséquences sont de deux ordres: les gains et les pertes.

Sur le plan  du gain, l'Afrique est fière d'avoir apporté sa contribution à la civilisation universelle en voyant les descendants de ses valeureux fils devenus les ambassadeurs de leur continent à tous les échelons de la société à travers le monde. L'apport de tous est une plus-value que personne ne peut ignorer.

 

V.  Formes contemporaines d'esclavage.  La première forme d'esclavage aujourd'hui reste les violations des droits de l'homme et des libertés individuelles, notamment dans les dictatures.

De nombreux enfants africains, sont de nos jours, victimes de la cupidité de certains parents qui n'hésitent pas à vendre leurs propres enfants à des personnes plus fortunées,à l'intérieur de l'Afrique ou en occident ou encore vers les monarchies du Golfe. Plusieurs africains tous âges confondus, sont de nos jours exploités et travaillent pour des salaires dérisoires dans certains pays africains,mais surtout en Europe et  en Amérique du nord. Sans parler de la prostitution qui prospère grâce à des réseaux informels nationaux et internationaux,par tourisme sexuel interposé. Nous resterions incomplets,  si nous n'ajoutions pas la pratique du travail au noir dont sont victimes plusieurs africains en Afrique et en occident.

 

VI. Conventions nationales et  internationales interdisant la traite sous toutes ses formes.

 Au lendemain de la seconde guerre mondiale(  1945-1946),les juridictions pénales internationales ont  listé une kyrielle de crimes majeurs, réparties en trois catégories,ui sont définies par l'article 6 du statut du tribunal de Nuremberg:

- les crimes contre la paix, appelés aussi crimes d'agression;

-les crimes de guerre et;

-les crimes contre l'humanité du 9 décembre 1948.

Plus tard, d'autres notions ont été formalisées par diverses conventions. 

Ainsi, - du crime d'Aparteheid (1973)

           - de torture et d'autres peines ou traitements cruels inhumains ou humiliants(1984);

Mais   - c'est seulement en 1998 qu'est signée la Convention de l'ONU portant création de la Cour pénale internationale( CPI). Intronisée en 2002, cette juridiction siège à La Haye aux Pays-Bas et est apte à juger les individus et non les Etats. Plusieurs conventions internationales tentent d'interdire l'esclavage moderne sous toutes ses formes, à travers les organisations onusiennes telles que l'Unicef, le Haut-Commissariat aux refugés.  A côté de ces efforts internationaux, il ya  des initiatives nationales  incitatives, surtout dans leses pays occidentaux qui possèdent déjà des arsenaux juridiques dissuasifs. Parmi ceux-ci nous pouvons Pour pouvons citer l'exemple de la France, qui en 2001, a voté par exemple la " Loi Taubira",  qui fait partie d'une série de lois mémorielles, qui peuvent faire école dans plusieurs pays, en Afrique et ailleurs.

 

VII. Commerce triangulaire moderne.

 La Traite négrière, a surtout servi à améliorer le bilan économique du trafic trasocéanique entre l'europe, l'Afrique et les colonies d'Amérique. Toutes les grandes familles d'armateurs et de négociants de la Côte Atlantique ont bâti des fortunes colossales à partir de ce trafic, car, cette  logique du commerce triangulaire, reposait sur une demande en perpétuelle croissance et qui aboutissait à un modèle économique extrêmement profitable.C'est le capitalisme globalisé ou la mondialisation qui a paupérisé l'Afrique en la vidant de sa population active commposée des hommes et femmes potentiellement valides au profit des pays industrialisés. L'Afrique n'est pas prête à se remettre de ce manque à gagner et restera pour longtemps le continent pourvoyeur des matières premières, et le débouché des produits manufacturés à forte valeur ajoutée d'Europe, de l'Amérique du nord , auxquels s' ajoutent depuis ce XIXe siècle des pays industrialisés d'Asie.

 

VIII. La loi Taubira pour la mémoire de l'esclavage( 10 mai 2001), votée sous Jacques Chirac.

C'est cette loi , initiée par l'élue de la Guyane française, tendant à la reconnaissance de la Traite négrière et de l'esclavage, comme étant un crime contre l'humanité. Elle est inscrite dans la continuité de la lutte implacable contre la négation ou le déni des faits historiques avérés, en loccurence les génocide arménien de 1915 et rwandais, les crimes nazis et surtout l' Holocauste des camps d'extermination juive pendant la deuxième guerre mondiale. 

Elle fait partie des quatre lois mémorielles votées par la France, interdisant quiconque de remettre en cause un fait historique, sous peine de poursuites..

 

XIX. Bénéfices de la Traite négrière.

 Nous ne pouvons parler des bénéfices de la Traite, qu'au retour des Négriers, des colonies, après avoir vendu et livré leurs esclaves.Ces bénéfices ou ces profits  étaient de trois ordres:

- 1. Pour les fabricants européens en premier lieu ,assurés des débouchés, que constituent les colonies, Outre-mer.

-2.  Pour les planteurs des colonies, ensuite, qui se dotent d'une main d'oeuvre à bas coût.

-3.  Pour les négociants européens,enfin, qui se chargent de revendre les produits tropicaux ramenés des colonies sur les marchés européens.

-4. Pour les Africains, il ya l'ouverture vers l'extérieur, vers l'altérité par le trûchement d'une multiculturalité, et d'un métissage culturel, au propre commeau figuré. L'afrique a donné ses valeureux et valides fils et filles et  a appris qu'il existait d'autres formes de gestion politique, sociétale, économique, sanitaire, éducative et alimentaire.

Grâce à ce système capitaliste globalisé, l'Afrique, a reçu comme l'Europe des cultures tropicales en provenances des Amérindiens . Du coup, les populations qui vivaient des économies de prédation, ont cessé de se déplacer au gré des mouvements des bêtes et des poissons, et de la cueillette et de chasse. Les royaumes qui existaient depuis des lustres, se sont effondrés pour passer au système des Etats-Nations, avec  toutes les ébauches de gouvernement contemporaion disposant des  ressourcesaussi bien humaines que matérielles, des règles , des outils et des potentiels, capables de se gouverner comme des nations démocratiques et civilisées.

 

 

Conclusion

Notre objectif n'aurait pas été atteint, si nous n'avons pas tenté d 'établir certaines vérités que l'Histoire officielle a instrumentalisé, sinon tronqué , voire perverti,  par  des manipulations de tous calibres, entraînant la faillite des programmes scolaires et malmenant ainsi, la mémoire collective. Il était temps de contribuer à l'élan qui consiste à couper le peuple de sa mémoire, sachant que cela conduit à des tragédies, et nous ne sommes pas très loin de ce désastre. La façon dont a été transmise l'Histoire au cours des siècles passés, n'a jamais été objective, dans tous les pays et dans tous les manuels d 'Histoire. Heureusement que les historiens sérieux, ont continué de faire leur travail,qui consiste à "étudier et tenter de comprendre les événements du passé tandis que la mémoire, en ravive le souvenir et les préserve de l'oubli. Ainsi, l'Histoire et la Mémoire, sont liées mais de nature différente. Que ce soit l'historien, le politique ou le législateur, il est du devoir de chacun de faire jaillir la vérité pour le bien de l'humanité.

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